Halte à la déferlante "SLIDES" !


On signale souvent que parmi les qualités d'un bon animateur celle de saisir ce que ressent la salle (bonheur, émotion, lassitude, énervement…) est primordiale pour ajuster, dynamiser, bref pour adapter le style, le tempo de l'animation.

Mais pense-t-on aussi que cette qualité doive être prise en compte par tous les orateurs, par chaque intervenant ?

Combien passent à côté d'une prestation qui aurait pu être réussie à cause d'un interminable et indigeste chapelet de diapos rarement bien faites.

Le fameux PowerPoint fait des ravages aussi bien dans les séminaires d'encadrement que dans les prestations en public.

Bon nombre d'intervenants considèrent l'utilisation de cette pratique comme l'outil de communication incontournable. Tous se suivent avec chacun sa clé USB, sa présentation… comme un gage de sérieux et d'expertise.

Ainsi certains n'hésiteront pas à nous asséner leur production de 52 slides dans lesquelles ils auront fourré, souvent au chausse-pied, le maximum d'infos, comme s'ils s'étaient littéralement vidés la tête, confondant ainsi un mémoire avec un exposé.

Lors d'une prise de parole nous ne sommes pas dans une séance de  " Connaissance du Monde " dans laquelle l'orateur est moins important que le film qu'il nous commente.

Une intervention privilégie d'abord l'intervenant et sa capacité supposée à nous transmettre une bonne information, voire à nous convaincre.

Le support visuel qu'il a préparé n'est là que pour surligner les points clés à retenir, au moyen de phrases courtes, de graphiques clairs ou de photos explicites.

Alors pitié ! Halte aux phrases longues, lourdes, nombreuses, serrées, peu lisibles depuis la salle, avec des graphiques insupportables…

C'est vrai, la pression et le stress pour les cadres sont réels. Mais ont-ils conscience qu'ils sont en train de produire une contre-performance devant leur public : collaborateurs, clients…

Pourtant quelle aubaine ce devrait être pour chaque intervenant que d'avoir à entrer en scène, en situation ! Une occasion de progresser…

Rendre les réunions, les interventions, dynamiques, vraiment pédagogiques, qui font mouche, cela s'apprend, se travaille.

Pour éviter cet incroyable résultat : des spectateurs qui lisent (quand ils n'ont pas encore décroché) la copieuse nourriture qui s'affiche sous leurs yeux, pendant que l'orateur dit simultanément à peu près la même chose mais avec d'autres mots… Ce qui rend la séance particulièrement inconfortable.

 

Alors de deux choses l'une :

Ou bien l'intervenant décide de privilégier le support visuel, et se mettre légèrement en retrait. Dans ce cas ses diapositives (moins de 15 !) doivent être irréprochables aussi bien dans la rédaction que dans la qualité visuelle. Pertinentes, pédagogiques, enlevées.

Ou bien, et c'est le cas le plus fréquent, l'intervenant a besoin de s'expliquer, de convaincre, de faire corps avec son public, c'est donc son propos qui sera primordial, et les diapositives ne seront qu'une illustration des quelques points clés et des faits très marquants, comme une façon de surlignage d'un texte.

Notre société, j'allais écrire notre civilisation, celle du diplôme, du contrôle, de l'évaluation nous pousse à produire un support scolaire qui nous dédouane, nous rassure. Tout cela pour se montrer bon élève ? Bon manager ?

Savoir captiver, trouver son style personnel, cela s'apprend aussi, et pas que dans le registre informatique.

Si chacun travaille à trouver la bonne posture, celle qui lui convient, dans son style, il prendra conscience ainsi de la mise en scène de soi, ni manipulatrice ni langue de bois : celle qui nous fait travailler nos émotions, notre empathie, notre humilité, notre formidable pouvoir de progression personnelle, l'apprentissage de la conscience de soi, et de la dynamique pour les autres.

MR



10 juin 2011 par Max Rivière | Catégorie: Animer, Toutes les catégories | Ajouter votre commentaire

Animer soi-même ?!

Dans cette période de crise, de doute, de visibilité à très court terme il est plus que jamais vital de transformer les contraintes en opportunités.

Ainsi réaliser soi-même ce que l'on confiait d'habitude à des prestataires peut s'avérer budgétairement efficace, à première vue du moins. Car si le résultat n'est pas à la hauteur, le client externe
ou interne n'y trouvera pas son compte.

Il en va ainsi de la prise de parole : demander à un cadre de l'entreprise de bien vouloir animer tout ou
partie de la réunion des managers ou des commerciaux peut s'avérer une expérience réussie ...ou décevante, même si pour une première
fois ce n'était pas si mal !

Car animer est un métier dont il faut connaître les règles et les
outils, savoir se renouveler et puis maturer sa pratique.

Il ne peut donc s'agir bêtement de remplacer un professionnel
au pied levé puisque la situation l'exige, mais bien de saisir
une occasion ainsi créée par les aléas pour apprendre, se former à
quelque chose de nouveau, se sentir encore en capacité d'évoluer,et
peut-être aussi modifier sa trajectoire personnelle.

Les crises nous rendent polyvalents par obligation, profitons-en pour saisir l'opportunité d'aller dans le sens de nos préférences, voire de se coltiner à de l'inconnu, avec le soutien de notre coach ou consultant maison, pour découvrir encore davantage nos potentiels et aussi nos limites.  Et pouvoir ouvrir la porte à de nouvelles stratégies qui n'auraient pas effleuré notre esprit.

Eh bien oui, vive la crise !

MR




17 mars 2011 par Max Rivière | Catégorie: Animer, Toutes les catégories | Ajouter votre commentaire

Attention Danger

Venir en aide aux managers de proximité !

Véritable or noir de nos entreprises, ceux qui sont "au front ", ont besoin de formation aux fondamentaux du management...

et d'accompagnement personnel pour leur tâche au quotidien.

A la différence des managers de direction ou des commerciaux, ces vaillants n'ont guère eu droit dans le passé aux séminaires ...

On oublie souvent que ces piliers tiennent l'édifice. Une fois en place, on n'y pense plus...

Ne pas s'étonner qu'ils renâclent, s'éloignent, en prise quotidienne à des situations de stress... parce qu'ils portent plus qu'ils ne peuvent supporter, et cassent.



15 janvier 2011 par Max Rivière | Catégorie: Manager, Toutes les catégories | Ajouter votre commentaire